MES BILLETS DE SAISON…


Bonjour Tendresse…

Billet envoyé fin Décembre 2018

Oui, j’ose espérer un peu de tendresse et de douceur dans ce monde…

« Les choses les plus importantes de notre vie ne sont pas extraordinaires ou grandioses. Ce sont les moments où nous nous sentons touchés l’un par l’autre. » Jack Kornfield

Téméraire et effrontée que je suis…

Comment allez-vous ? 
Ça fait longtemps, n’est-ce pas ! 


Oui d’abord cette inquiétude : la source se serait-elle tarie ?  
Ces derniers mois, je l’ai imaginé et sans doute même craint. 
Y aurait-il encore un billet ?
Une précision, ce n’est pas une newsletter, il n’y a pas de régularité, ni de communication d’activité. 
C’est autre chose, j’ai appelé cela, un Billet.
Je vous parle en écrivant…
Ces billets sont des émergences, des fulgurances du moment présent. 
Ils me viennent ou pas ! 
Depuis près d’un an, c’était plutôt « ou pas »

Comment en parler ? Comment évoquer cette crainte, inquiétude du tarissement. 
Ne plus écrire ces textes minuscules, ces petits moi-même, ces petites-mini-contributions à… 
À quoi d’ailleurs ? 
C’est souvent vous qui me le dites, cher lecteur, lectrice, amie, ami, ce à quoi j’ai contribué dans votre vie du moment. 
C’est un pur bonheur, une joie profonde. 
Oui, un grand plaisir à chaque retour, à chaque partage, même très court, de vous lire. 
Et sachez que je réponds à chacun. 
Avec la surprise de retrouver certaines, certains où parfois je me disais : sans doute ça l’incommode ces billets, n’ayant jamais eu de retour. 
Et puis miracle ! Cette fois-là de façon totalement inattendue, c’est le premier retour de mail qui m’arrive dans la boîte, 10mn seulement après l’envoi. C’est Whaouu !

Donc… Si vous n’avez encore jamais pris la plume pour écrire, répondre, c’est l’occasion d’opérer…Une magie.  
Je vous attends.*1

Voici donc un nouveau billet, je crois que l’envie de vous retrouver n’y est pas étrangère. 

Ce matin cette citation :
« Il ne faut pas chercher à vivre longtemps, mais vivre pleinement. Vivre longtemps, c’est le destin qui décide. Vivre pleinement, c’est ton âme. La vie est longue si elle est pleine.»
Sénèque (lettre XCIII)

Une vie pleine, serait donc une décision !
Vivre pleinement ! Vivre longuement !
Nous en rêvons, nous y aspirons…

Qu’est-ce que cela signifie vraiment, Vivre pleinement, au fond…
L’adverbe « pleinement » embarque une capacité à goûter, à apprécier la vie, à la connaître, à la déguster, peut être même à aimer, son goût, son intensité, une intensité qui peut être douce mais qui peut être amère, eh oui aussi !

Et comment s’y prendre ?
Eh bien : Être là.
En étant là, occupant entièrement le temps présent, de tout son être, de toute son âme, prendre sa place et toute sa place. 
Juste là, ici et maintenant.
Pas à pas, instant après instant.
Pas après, pas avant mais maintenant !

C’est simple, non ? 
Être totalement là, présentement là, dans le moment, dans l’instant.

Oui, et pas si simple non plus !
Trop souvent dans nos vies agitées, la présence à soi, à l’autre, aux autres est parasitée, devient inaccessible. Peut être même n’a-t-elle jamais été accessible. 
Parce que la vie nous agite, mais aussi parce que nous nous agitons nous mêmes, seul dans notre bocal, emportés par notre mental, qui nous mène par le bout du nez. 
Lors de mes animations ou de mes accompagnements individuels, j’entends très souvent : « J’ai un mental trop fort »
Oui, c’est vrai ! Comme beaucoup de monde, et sans doute pas plus, pas moins. 
Mais, il n’empêche que le vécu de cette personne-là, est exactement celui-là : son mental est très fort, trop fort et plus fort qu’elle !

Que fait-il ce mental ?
Et bien il me balade, m’emmène loin du ici et maintenant.
Au bout du compte, le mental fait son boulot de mental, c’est-à-dire produire des idées, des spéculations, des pensées sur… sur tout, tout ce qui bouge, se manifeste, qui se révèle dans le champ.
Il fait des vagues, sur le vaste champ qu’est la conscience, son job, c’est d’occuper l’esprit et de faire des vagues, des vagues de pensées qui viennent vous balloter, troublant perpétuellement l’océan de la conscience. 

Alors votre mental : Serviteur ou Directeur ?
Il me sert ou il me dirige, comment répondez-vous ?
« Le mental est un magnifique outil si l’on s’en sert à bon escient. Dans le cas contraire, il devient très destructeur. Plus précisément, ce n’est pas tant que vous utilisez mal votre « mental » ; c’est plutôt qu’en général vous ne vous en servez pas du tout, car c’est lui qui se sert de vous. Et c’est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C’est cela l’illusion. L’outil a pris possession de vous »
Eckhart Tolle

Là est l’illusion, nous pensons être nos pensées et nous faisons corps avec nos pensées.
Il y a une ébauche de sculpture de Rodin, dans son musée à Paris : son nom « Pensée »*2,  deux corps sculptés imbriqués, enchevêtrés, mêlés, impossible de se libérer, de se détacher, pas de distance entre Pensée et moi : « Je suis Pensée ».

Et c’est ce que nous pensons et croyons, dur comme fer ! 
En réalité nos pensées, ne sont QUE des productions mentales, des chevaux fous qui chevauchent perpétuellement et durablement notre champ de conscience et si je peux enfin les regarder comme tels, et contempler le paysage avec ces chevaux, je ne suis plus dans l’illusion. 
La pensée n’est qu’une pensée, et je reviens au souffle, au corps et à ses sensations, à l’instant présent !
Là est la pratique, là est le chemin de la pleine conscience !
Pendant que j’écrivais ce billet, j’ai reçu un mail, il vient de Dorothée, qui a participé à l’un de mes stages : « Intelligence Émotionnelle et pleine conscience » et qui témoigne :
« Je suis encore et très souvent rattrapée par les chevaux fougueux que sont mes pensées. Maintenant, je sais que c’est « normal » , que mon cerveau fonctionne bien puisque c’est une  » machine à penser » , c’est donc une déculpabilisation qui me libère et ….tranquillement, quand mes chevaux plein d’énergie s’emballent , je les ralentis et reviens  sur ma selle bien assise, bien dans mon « assiette » et je regarde mes chevaux ralentir et admirer le paysage… »

À ce stade peut-être faudrait-il, préciser ce que je mets derrière le mot mental :
Il est à considérer comme un processus, un processus qui inclut pensée, langage, intelligence… C’est donc large, et ça peut sembler fourre-tout, mais le mot essentiel, est le mot Processus. 
Dans la méditation, nous tentons d’être attentif au processus, que l’on peut voir comme une sorte de bande passante, on tente d’être témoin, d’observer, d’y repérer les répétitions, les brisures, les failles, les interruptions et elles sont nombreuses et de natures très variées.
Son observation demande patience et silence. 
Et, 
Ça prend une vie…

Après ce détour par le mental, si détour il y a,  revenons maintenant à la présence, la présence et sa douceur.  La tendresse de la présence !
La présence, est un état où justement le mental est tenu en laisse, il ne disparaît pas du champ de conscience, il est seulement tenu, retenu avec douceur et fermeté.
Il ne va plus m’entraîner ailleurs et je peux alors être totalement là, pleinement présent à ce que je fais, vis, dis, ressens : 
À cette assiette que je lave, à cet oiseau que je vois picorer sur l’arbre, à cet enfant qui me raconte ses malheurs et/ou joies de la journée, à ma marche dans la ville…
En étant là ; je pratique par ma pleine présence, une forme de méditation, que dans la Mindfulness on appelle, une pratique de méditation informelle. 
Je deviens vivante, vivant dans tous les moments de ma vie et de ce fait ma présence change, ma qualité de présence à ma vie bouge.
Et la vie me devient, même dans ses turbulences, plus douce.
J’apprends à devenir tendre avec elle, à ne pas la juger trop sévèrement dans ce qu’elle me donne ou ne donne pas assez, et comment je peux rencontrer en moi, même en plein tumulte, un endroit où « ça » reste calme et pleinement vivant. 
 » Méditer chaque jour n’est pas un exercice de bien-être ou de bien aller, et au fond n’est pas une pratique. Méditer n’est autre que prendre enfin conscience, mais pour de bon, que nous sommes là, là et vivants. Vivants tels que nous sommes« 
 Fréderico Dainin Jokô Sensei.

Vivant, présent, déployant sa présence, sa pleine attention, dans un premier temps à soi-même et au bout du compte avec le monde autour de soi. 
Méditer est un geste large et non égotique, il commence par soi et se poursuit avec et par le monde, c’est un acte radical d’amour, qui ouvre à l’instant présent et aussi à plus grand !
Mais…
« Avez-vous la patience d’attendre que la boue se dépose au fond de l’eau et que l’eau de l’étang devienne claire à nouveau ? Avez-vous le courage de rester immobile jusqu’à ce que l’action juste émerge d’elle-même ? »
Lao Tseu
Oui il faut du courage pour s’asseoir et « ne rien faire » et laisser les paillettes de la boule à neige se poser au fond et ainsi vivre en live, en direct, connecté au corps, à ses sensations, ses émotions, ses ressentis et être en awareness.
Un mot cher aux gestaltistes, dont je suis.
Être « aware », en éveil à soi et présent à son environnement !
Respirer : Inspirez, regardez le ciel, expirer sentez la terre sous vos pieds.
Il n’y a pas de présence sans contact incarné avec soi, sans conscience de soi.
C’est dans l’intelligence émotionnelle, la première des aptitudes, la conscience de soi et de sa corporalité.
Rester assis et prendre le temps de se sentir et accueillir tout ce qui se manifeste, avec une attention affectueuse, sans jugement, être un témoin bienveillant capable de douceur et de fermeté. La douceur pour pardonner les égarements de la pensée, la fermeté pour revenir toujours et encore à l’instant présent du souffle et dire OUI, à tout ce qui est et se donne à vivre, agréable ou désagréable. Là est la pratique.
Dans ce geste quotidien, qu’est la méditation, on se découvre et on apprend finalement à se connaître ; nous cessons lentement mais sûrement d’être cet étranger, l’étranger que nous étions pour nous-mêmes.
« Connais-toi toi-même… » Et on ignore souvent la suite
« Tu connaîtras l’univers » et j’ose, j’enchaîne avec un autre maître qui d’une manière différente nous dit la même chose :
« Si tu parviens à te connaitre totalement, si tu peux affronter à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme de conscience suprême. Quand une personne se connaît, elle connait Dieu »
Djalãl Addin Muhammad Rûmî, (12éme siècle).
Je continue de soutenir que passer du temps avec soi en conscience, est un geste d’humanité et d’amour, à la fois pour soi et pour les autres.
Pour soi, car nous développons de la qualité de vie et notre présence gagne en vie, et cette qualité de présence de façon systémique, parce que nous sommes liés et inter-reliés, nourrit le monde.

Orelsan ne dit pas autre chose, à la fin de cette chanson assez fabuleuse dont le titre est : Notes pour pas trop tard
 « Y a rien à faire, à part être présent »
Rien à faire, Nulle part où aller,  Personne à être… juste être là !
La première phrase entendue lors d’une retraite de méditation en silence, marquante à jamais!

« Tout nouveau commencement vient du silence obscur de l’hiver »
Et nous arrivons dans l’hiver !
Alors une décision : le commencement ou recommencement de la méditation cet hiver ?
L’arrivée de l’hiver, un moment propice au repos, à une forme de repli, alors profitons de l’hiver comme d’un temps pour soi, d’une nouvelle forme de présence à soi.

Le  solstice du 21 décembre est là, le retour à la lumière, c’est la fin de la chute…
Le soleil revient, certes modestement, il commence à se coucher une pincée plus tard,  une unique minute de décalage, mais c’est le début d’un nouveau cycle qui prépare et oui, déjà le printemps.
D’ici là, avec le retour de la lumière, c’est l’annonce de Noël, la fête des lumières sous toutes ses formes, la lumière des bougies, des guirlandes, des sapins, celle de la cheminée ou encore des rues illuminées…
Pour lors, c’est avec joie et un peu d’avance que je vais vous souhaiter un très Joyeux Noël, doux, aimant et entouré.

Je vous embrasse.
Lisdalia.


Et puis un PS qui n’en est pas tout à fait un. Cette fois-ci, j’ai eu envie de remercier profondément mes trois lecteurs et correcteurs historiques Isabelle, Philippe et mon fils, et plus récemment une petite dernière, Nathalie. Je suis bien entourée et soutenue, ils sont formidables et fortiches. C’est merveilleux de les avoir, et leurs retours sont à chaque fois si spécifiques et si complémentaires qu’ils contribuent vraiment à l’existence de ces billets. 
Du fond du cœur, MERCI.

*1, Ceci dit, je vous ennuie peut-être vraiment et dans ces cas-là en toute simplicité faites-le moi savoir par retour de mail et je vous promets ça cessera. Sans rancune.
*2 Il existe une autre sculpture plus connue, nommée « La pensée » un doux visage de femme, délicat et rêveur, prisonnier d’un bloc de marbre, elle n’a ni bras ni jambes.

#HAPPYNY2018

enfant et souffle

« Comme l’univers lui-même, la vie des hommes est un désastre et un enchantement. Un désastre parce que la fin est déjà inscrite dans le début. Un enchantement parce qu’il ne cesse de s’y passer des événements qui provoquent des émotions, des sentiments, des réflexions, de la passion. Un désastre parce qu’il y a la souffrance et le mal. Un enchantement parce qu’il y a l’espérance et l’amour. »
(Jean d’Ormesson, Guide des égarés)

J’en ai fait un oxymore :
Un enchantement désastreux 
Un désastre enchanté.

Connaissez vous : l’oxymore?
Pour ceux qui ont travaillé avec moi, ils savent mon attachement à cette figure de style.
Dans le cas présent, j’aime ce que ces deux oxymores, nous révèlent de la vie et de sa complexité, de son équilibre fragile, de son imperfection parfaite et ici, le sentez-vous, avec la distance d’un sourire !
Je vois déjà, s’esquisser le sourire malicieux de Jean d’Ormesson, un mélange de ruse et de bonhomie.

La vie sur terre est polarisée, elle est travaillée, traversée par des vents contraires, des oppositions, des séparations, des divisions…
Le jour-la nuit, le masculin-le féminin, l’ombre-la lumière, l’intérieur l‘extérieur, la haine-l‘amour, le superficiel- le profond, le oui-le non, le désastre-l‘enchantement et ainsi de suite…
Ces thèmes ne se conçoivent que dans, la séparation, l’un ou l’autre, l’opposition.
En apparence seulement…
Dans le visible, c’est séparé, dissocié, divisé mais à un autre niveau plus subtil et profond, celui du sensible, l’alliance des deux mots opposés va prendre sens et donner à saisir, à percevoir, une réalité oú finalement, certes ils sont toujours différents mais leur coexistence engendre une autre forme de réalité que notre esprit binaire porté à la dualité tend à combattre et à démentir.
 « Nous sommes comme des îles dans la mer, séparées à la surface mais reliées dans les profondeurs » William James.

On parle dans la Mindfulness de la non-dualité, de la non-séparation, c’est dans cet espace que l’on peut toucher quelque chose de précieux, un sentiment d’unité, se sentir relié à une autre forme de réalité où il n’y a plus séparation, plus de dualité, tout devient harmonieux et comme homogène, on fait corps avec l’un…

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« Nul savoir, si étendu qu’il soit, ne permet d’atteindre la plénitude de la sagesse sans la connaissance de soi-même » Bernard de Clairvaux

Mais revenons au texte de Jean d’Ormesson et à ce qu’un passage d’année amène dans son traineau, comme bilan, vœux, mots auxquels je préfère celui d’intention.

Alors 2017, une année enchantée ou désastreuse ?
Pour vous, pour moi, pour le monde…

Je suis sûre qu’elle a été les deux à fois, nous nous retrouvons avec la complexité chérie et bénie de l’oxymore.

Une année, comme une vie ressemblent à un manège diaboliquement enchanté avec sa chaîne des jours nous entraînant dans la souffrance, le désappointement, les déceptions, la rage, la tristesse, la contrariété, la trahison, les illusions…et viennent s’y mêler souvent de façon inattendue, surprenante l’espérance, la joie, la légèreté, la gentillesse, le sourire, le rire, l’intelligence, le désir, le plaisir…
Bref les émotions, ces ondes vibratoires, qui font le sel de la vie, en un mot, l’Amour.

« Quand on est né, il faut s’attendre à mourir » disait Jean d’Ormesson.

Et donc d’ici là, d’ici là bas, d’ici au loin, notre plus grand devoir, n’est-il pas de tenter de vivre avec et de cette énergie, l’Amour.
Une énergie, elle, non fossilisée mais faite de cellules vivantes et vibrantes, circulant dans tout le corps et jusqu’au cœur.
Corps-cœur il nous manquerait la tête, non pas le mental mais la conscience.
La conscience donc, avec et par le corps nous mène, à la Mindfulness, la pleine conscience à la vie, notre présence attentive à l’instant présent.

« Je nais chaque instant pour chaque instant.
Je respire… n’est-ce pas tout ?
Je respire…j’ouvre profondément,
toujours pour la première fois,
ces ailes intérieures qui battent le temps vrai. »
Paul Valéry, Mon Faust.

Le sentiment qu’à chaque instant la naissance est possible, le nouveau peut opérer. Comprendre, entendre, accueillir profondément en soi cette possibilité, cette permission, n’est-ce pas un formidable petit pas pour se diriger modestement certes mais sûrement vers le bonheur, vers la libération, se libérer de soi-même, d’abord et avant tout, car ne sommes-nous pas notre premier geôlier ?

J’entends beaucoup dans les entreprises, parler de libération, libérer les collaborateurs, avec au final cette injonction insupportable de « libérer l’autre »
Ah oui intéressant, très…
Mais surtout utopique et illusoire, « on ne libère personne » car seule la personne concernée, fort heureusement, peut opérer cette transformation.
Alors je poserai cette question aux dirigeants qui se lancent dans ce type de mouvement, nous allons faire l’hypothèse avec sincérité :

– En quoi êtes-vous, vous-mêmes libérés ?
– Connaissez-vous vos MMA (Modes Mentaux Automatiques ) parvenez-vous à les observer et à vous en libérer ?
– Avez-vous suffisamment voyagé en vous-mêmes ?

Et oui aller vers la libération, le bonheur, ça se travaille et ce n’est pas toujours une croisière en eaux calmes.
« Être heureux n’est pas une fatalité du destin, mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes » dixit LE Pape François.
Pas de destinée donc mais un chemin, un voyage…

Je vous souhaite une magnifique année 2018, qui sera parfaite dans son imperfection.

En souhaitant que dans le flot ininterrompu des mails « Vœux » vous trouviez du temps d’abord, et éprouverez un peu de plaisir à me lire, ensuite, puis celui de m’écrire ! Je sais j’en demande beaucoup.

Depuis Noël, du plus profond de la nuit surgit la lumière, c’est le secret de Noël, la lumière et son retour, peut-être ressentez-vous la différence, nous sommes déjà en route pour notre futur printemps, et bientôt futur été !

En attendant ici et maintenant c’est l’Hiver, aujourd’hui une belle tempête, je vous souhaite un bel hiver, l’hiver le temps de la sagesse, profitez-en pour revenir en soi, chez soi, se chouchouter, se cocooner, se dorloter, Vous, l’Autre, les Autres, le Monde…

Lisdalia.
Je vous embrasse. À bientôt.

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BILLET ÉTÉ 2017

QUE L’ÉTÉ SOIT BEAU

Il y a quelques mois, en janvier, durant une journée Coach, un « grand intervenant »*, un formateur de coachs de renommée nationale voire internationale fustigeait lors de sa conférence le  « Développement personnel », avec une certaine provocation étant donné son auditoire, ne voyant là qu’une démarche purement individualiste et égotique.

Face à ce discours, des émotions m’ont traversée, agitée ; elles tournaient autour, disons d’un mélange d’irritation et de sentiment d’injustice.

Humm. Respirer. Sentir et accueillir.

À table, avec mes amis-confrères, nous avons échangé sur ce discours et le fond de provocation qu’il pouvait y avoir.

Comme les eaux profondes font leur lit et montent lentement à la surface, devenant source, ce moment-là a longtemps infusé !

Certes le monde du développement personnel est confus, multiple, nébuleux voire fumeux ; c’est un mot-valise, un fourre-tout et le milieu ne manque pas d’imposteurs, d’illusionnistes…

Et puis il y a aussi l’effet mode : certaines propositions, très bien marketées, deviennent une nouvelle vogue ; cela fait vendre beaucoup de livres, de formations en tout genre. N’importe quelle proposition peut ainsi devenir, si elle est bien orchestrée, la nouvelle tocade, une recette qui va « cosmétiquement » vous faire devenir une nouvelle personne, un être plus serein, ou plus efficace, plus performant, plus… Bref « plus quelque chose » nous faisant croire que ça se passe sans un vrai travail sur soi, sans une réelle exigence envers soi-même, nous allons ainsi être libérés !

Il est certes difficile dans cette écume, de faire le tri, de discerner, mais faut-il tout rejeter tout en bloc ?

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Alors que se développer personnellement est un chemin et qu’il ne suffit pas d’une baguette magique pour arriver au but, c’est le chemin qui est le but, d’ailleurs c’est que le poète Goethe écrit « Ce n’est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but. Chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu’il nous porte en avant ».

Tout comme le pèlerin sur son chemin peut avoir besoin d’un bâton, en l’occurrence d’un bourdon, de même on a besoin de méthodes, parfois même de techniques, de livres, d’outils de développement personnel, de formations et surtout de personnes qui nous accompagnent, comme le font les formateurs, thérapeutes, coachs, tuteurs, passeurs… mais quoi qu’il arrive, ils restent un appui, une aide, un soutien pour avancer sur ce chemin d’exploration, qui se fait seul et n’appartient qu’à soi.

Et c’est celui d’une vie !

Ensuite que tout le monde ne se sente pas appelé et concerné par cette exploration de soi, oui bien sûr, c’est absolument normal. Chacun son chemin, chacun sa route.

Je voudrais rendre hommage à tous ces pèlerins de l’âme qui sincèrement poursuivent cette quête d’eux-mêmes autant chez eux, avec leur famille,… que sur le lieu de leur travail. Ils ont compris qu’ils ne devenaient pas quelqu’un d’autre, et que leur quête ne s’arrête pas au moment de franchir la porte de leur entreprise.

A tous ceux qui, à la sueur de leur front, font bénéficier l’humanité proche de leur labeur et de leur travail sur eux-mêmes. Parce qu’ils ont développé justement leur humanité, ont ouvert leur cœur et tenté d’éloigner l’Ego. Un Ego qui recèle mille et un pièges, mille et un tours pour toujours nous faire plonger dans nos affres égoïstes et nombrilistes.

Oui, il faut se regarder comme un témoin, un témoin exigeant, bienveillant, sans complaisance, pour pouvoir peu à peu débusquer ses ombres et les tenir à une distance raisonnable, repérer nos modes automatiques, nos conditionnements de protection et de fermeture.

Eux, ces pèlerins de l’âme, savent que c’est toujours un cadeau inattendu, quand vient l’alchimie de la  transformation !

. Oui, il faut du courage pour être soi.

Ces travailleurs de l’ombre travaillent pour le plus grand nombre, sans bruit, sans lumière et avec humilité. Ils font du Développement Personnel.

Et ce terme mérite ses lettres de Noblesse.

Et je le dis et l’affirme : il ne veut pas dire développement pour son petit Moi. Oui, vraiment oui, il faut passer par soi pour aller vers l’Autre, l’autre avec un grand A.

C’est le sens, selon moi inscrite sur le temple de Delphes « Connais toi toi-même… et tu connaîtras l’univers ! « 

Elle est de Socrate, pour ceux qui l’ignorent. Elle a donc quelques siècles et pour moi elle est à la base de ce travail de développement personnel que je mène pour moi et que je propose à ceux que j’accompagne.

De la même manière, on ne médite pas pour s’éloigner du monde : en se côtoyant intimement, on se rapproche du monde, de l’autre, de l’univers et ainsi  à sa manière, à sa façon, on contribue,  modestement à faire émerger, “à un peu mieux dans le monde ». Comme nous y invite cette célèbre  l’histoire du colibri, lorsque l’oiseau dit :  » je fais ma part« .*

Je laisserai la conclusion à Albert Einstein :

« Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons « l’Univers » ; il demeure limité dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste – une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants, et la nature entière, dans sa splendeur. » Albert Einstein

C’est la quête de celui qui fait du Développement Personnel !

Ce billet est reste toujours une invitation au lien, et donc je vous encourage à prendre le clavier avant de partir pour votre été. Que votre été soit beau, je vous le souhaite ressourçant, plein de vie, dense et léger.

Lisdalia

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* je ne citerai pas son nom, mais certains s’en souviendront.

* histoire du colibri : pour ceux qui ne la connaissent pas, je peux la leur envoyer


BILLET NewYear2017

 » Si les mots sortent du cœur, ils vont entrer dans le cœur »

complicite

Djalâl Ud-Din Rûmi.

Je vous souhaite du plus profond de mon cœur une très belle année 2017.

C’est presque fin janvier que ces vœux vous parviennent… Une manière de donner à voir que rien ne change, les jours se suivent, le flot des heures coule comme c’était le cas l’année précédente et le 1er janvier n’y a rien changé et en même temps, ça change !

La nature cyclique de notre monde, de notre Terre, fait que, qu’on le veuille ou non, ça change, et le nouveau cycle, celui qui dans le silence de l’hiver prépare et donnera vie aux premiers bourgeons du printemps est déjà en route, l’hiver porte le germe d’une éclosion à venir.

Et c’est du plus profond de la nuit que surgit et grandit la lumière, c’est de nos fragilités et de nos fêlures que jaillit la lumière et grandit notre humanité.

Voici donc le 23éme jour de janvier et…

Voici le premier jour du reste de nos vies…

Voici le premier instant du reste de nos vies…

Moment de suspension, moment de Respiration, Epochè…

Être en conscience de ce présent, aujourd’hui, maintenant, c’est le premier jour, le premier instant du reste de ma vie…

Observez ce que ça vous fait d’être totalement présent à cet instant-ci, peut-être sentez-vous vos yeux s’ouvrir, votre regard s’élargir, venir à vous une douceur, un sourire, un regard moins crispé, un peu différent, venir « le regard du débutant », c’est ainsi qu’on le nomme dans la pleine conscience, celui qui ne sait pas, qui s’émerveille et accueille totalement le nouveau du moment.

C’est peut-être ça le Bonheur, je suis juste là, je respire, rien à vouloir, rien à faire, personne à être, juste être ici et maintenant avec moi et ceux qui m’entourent. Quoi qu’il arrive, quoi que je vive, si je me connecte, il y a toujours au plus profond de moi, l’étincelle de la vie. Cette étincelle de vie, c’est l’énergie de l’amour !

En 2017… Vivez des centaines, des milliers de ces instants-là, des instants de connexion à vous-même, des moments d’intimité avec vous-même et l’éternité.


BILLET NewYear2016

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Un ami, début janvier, le 2 janvier très exactement, venant un peu « me chercher » m’écrit : « Bonne année, la bonne blague, je n’en crois pas un mot… il est désormais vain de se souhaiter de bons vœux, le monde va trop mal pour ça ».

Oui, c’est vrai que le monde va mal !

Bien que je n’écoute plus beaucoup le « bruit » du monde, je n’y échappe pas totalement non plus ; sans beaucoup de mal, juste un peu d’écoute sensible et je peux entendre et ressentir désolation, tristesse et peur.

Oui le monde va mal !

Et… Oui Aussi le Monde va bien !

Ça Aussi c’est vrai !

Et tenez, regardez cette petite vidéo pour le vérifier :

Délibérément nous pouvons choisir le Et, refuser la dualité, la séparation : « Chacun contient en lui des galaxies de rêves et de fantasmes, des élans inassouvis de désirs et d’amours, des abîmes de malheur, des immensités d’indifférence glacée, des embrasements d’astre en feu, des déferlements de haine, des égarements débiles, des éclairs de lucidité, des orages déments… » Edgar Morin.

Oui nous avons en nous la laideur et la beauté, la profondeur et la légèreté, la gentillesse et la méchanceté, la joie et la tristesse, les larmes et le rire, la santé et la maladie, le diabolique et le divin… tous ces opposés sont le même visage d’une unité, Nous, et nous sommes « oxymore » !

Accueillons cette complexité et bénissons la, elle est une source inépuisable de richesse et d’agilité.

Alors pourquoi chercher à faire du « Ou », continuer de séparer, de ne prendre qu’une partie de la réalité, en l’occurrence celle qui va mal, ou plus souvent encore, celle qui nous arrange, celle qui arrange notre Égo, nos croyances, nos certitudes et valide ainsi le monde auquel « je crois » et non pas le réel.

C’est ça la vie, c’est ça le monde : le beau côtoie le laid, la beauté est dans le monde et ce n’est pas nier la laideur, c’est juste avoir ce regard ouvert qui ne choisit pas la lucarne mais la vision large.

Pour illustrer ce « ET », je vous partage une vidéo, une magnifique illustration de l’alliance du féminin « et » du masculin, où le « et » devient une danse…

En 2017, dans cette merveilleuse toile blanche qu’est la vie, je vous souhaite de vivre aussi intensément que possible toute la palette, absolument toute la palette de votre ÊTRE, pleinement et souvent…

En 2016, il m’a été donné de rencontrer plusieurs êtres inspirants ; ce fut sous forme de stages, de vidéos, de retraites, de livres, d’articles… quelques-unes de ces pépites, de ces rencontres, seront publiées régulièrement sur le site de Résonances.

Ce seront des petits présents, égrenés comme des cailloux tout au long de l’année.

Sur le site vous trouverez une nouvelle rubrique, Pêle-mêle, vous lirez la parole qui vient du cœur, par quelques-uns ou quelques-unes des personnes que j’ai accompagnées…

Et puis pour terminer ce billet de la nouvelle année, un instant de joie partagée, si vous en avez le temps et l’envie, avec des enfants :

Je vous souhaite le meilleur aujourd’hui, et pour le reste des jours de votre vie.

Lisdalia.


 BILLET 2015

Le printemps sur le chemin de Saint Jacques…

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« En ces temps là, je pensais que la vie était un devoir à accomplir, pas une fête à inventer »  Alessandro Barrico*

Je rentre du chemin de Saint-Jacques, Santiago, le champ de l’étoile, Compostela…

En ces temps là, il y a longtemps, au moyen âge, ils, ceux qui ont ouvert la voie, les pèlerins d’autrefois marchaient sur le chemin par dévotion, pour accomplir un devoir, tenir une promesse.

Et nous dans notre temps à nous, notre époque moderne, qu’est-ce qui nous pousse à marcher sur le chemin, le « camino » pendant de longues journées de pérégrination. Un chemin où nous sommes de plus en plus nombreux à marcher, si bien que l’on parle de phénomène de mode et oui encore un * !

Sans doute autant de raisons de marcher que de pèlerins : pour la foi, la santé, la rencontre, la spiritualité, la nature, la marche ou encore passer un cap, gérer une transition de vie, une rupture…

Oui bien sûr tout ça ! Mais encore… Et si c’était aussi une occasion unique, assez rare d’inventer sa vie.

Chaque matin 6H, 6H30, la chambrée s’éveille, nous sommes deux, trois, parfois dix à avoir dormi dans la même chambre, les premiers mouvements, les premiers sons feutrés me parviennent ceux des sacs à dos que l’on commence à préparer, il est temps, le chemin nous appelle…

Comme chaque matin à l’aube une nouvelle journée commence.

Il est réjouissant d’observer ce rituel silencieux de la préparation du sac, ce rituel coutumier du pèlerin et dans le même temps de sentir poindre le nouveau, l’inconnu de cette journée, la fraicheur nouvelle de cette aurore, car nous ne savons rien…

Nous ne savons rien du sentier qui nous attend, des fleurs que nous allons humer, des pierres qui vont nous faire buter, de la boue qui va nous faire glisser, des animaux que nous allons observer, regarder, caresser aussi.

Nous ne savons rien de la pluie qui va nous tremper ou du soleil qui va nous réchauffer, de l’étape que l’on nous a dit facile et qui s’avère être un calvaire, car ce jour là notre corps aura décidé de « parler » ce sera nos pieds, nos chevilles, nos genoux, nos hanches, notre dos…

Nous ne savons rien des regards que nous allons croiser, ceux qui nous souhaitent la bienvenue et nous auront préparé une tasse de café, de thé et des petits gâteaux, je me souviens de Jean-Luc, Brigitte, ou encore ce couple déjà âgé de l’Estrade en allant vers Saint-Chély d’Aubrac…

Nous ne savons rien de ceux qui nous regarderont comme des « perdus » « n’ayant rien d’autre à faire » ou encore comme des « pauvres » oui des pauvres, parce qu’à un endroit c’est ce que nous devenons, des perdus et des pauvres. Nous rencontrons la perte en nous dépossédant de nos habitudes chéries, de notre confort adoré, nous touchons, à des degrés variables le dénuement, la privation mais aussi l’allègement, le soulagement et ça c’est cadeau !

Nous ne savons rien des pèlerins que nous allons rencontrer avec lesquels nous marcherons, parlerons un temps court ou long, peut être jusque Saint Jacques ou alors ce sera le jour de la marche en solitaire, nous ne croiserons personne, même quand nous aimerions tant. Nous ignorons tout des pèlerins qui partageront notre gîte ce soir, du repas qui est prévu, pas de menus, pas de commande, on mange ce que l’on nous sert.

Nous ne savons rien de ce qui nous attend.

Alors nous marchons, en laissant la place à tous ces imprévus de la vie nous permettant ainsi de goûter la vie comme jamais.

Nous marchons en disant Oui aux expériences humaines émouvantes et riches, parfois bouleversantes, si différentes les unes des autres.

Nous marchons en voyant la communauté de pèlerins au fur et à mesure des rencontres, des croisements, se former jusqu’à sentir notre interconnexion, à sentir notre humanité liée.

Comme ce jour là à Saint Côme d’Olt ou encore à Figeac où le beau temps nous a réunis sur place Champollion dans la douceur de la soirée.

En marchant nous apprenons au fil des pas à écouter « ce qui est ». Ce qui est, c’est le chemin, et il nous parle si nous savons l’écouter, les pèlerins vous le diront. Il nous parlera de l’endroit le plus secret et le plus intime en nous, il nous racontera ce qui nous est nécessaire d’entendre.

C’est l’œuvre du chemin, nous donner ce qu’il nous faut, qui n‘est pas toujours, et même rarement ce que nous pensons ou voulons.

La magie du chemin, c’est cette écoute intime qui ouvre, nous change, rend tous les chemins possibles, ouverts, disponibles et peut être s’autorisera-t-on à inventer notre vie et à en faire une fête…

Le chemin façonne, change notre constellation intérieure, nous partons marcheurs et devenons pèlerins !

Je termine là mais je continue le chemin…

Comme à chaque fois je serai heureuse de vous lire et d’avoir de vos nouvelles, c’est l’occasion, attrapez-là…

Lisdalia

* « Les barbares » c’est un essai, je vous le recommande ainsi que ses autres livres, notamment « Soie » bien connu et son dernier « Mr Gwyn », j’adore !

* Actuellement nous sommes prés de 200 000 à arriver à Santiago de 90 nationalités différentes, alors qu’en 1989 seulement 5 000 pèlerins par an.


BILLET Rentrée 2015

Retrouvailles…

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Pour certains c’est un lointain souvenir, ont elles vraiment existées…

Pour d’autres c’est encore vivace, sont elles déjà finies…

Quoi donc : les vacances !!!

Pour presque tout le monde, cette semaine a été celle la rentrée.

Alors profitons de ce que nous offre chaque rentrée :

Une occasion de voir d’un œil neuf ce qui habituellement s’efface sous notre regard habitué, voir usé.

Un défi à chaque rentrée, apprendre à réguler notre énergie et notre capital estival qu’il ne soit pas dilapidé sournoisement dans une intensité excessive.

Revoir, re-rencontrer, retrouver, comme cette vieille photo nous l’évoque ses amis avec la joie de sentir le manque qui se comble.

Je vous la souhaite bonne, cette rentrée !

je vous la souhaite heureuse et vous offre pour l’occasion, ce viatique qui nous vient de Picasso, sa recette du bonheur, les ingrédients pour une rentrée, voir une vie réussie…

Ma vie est celle que je choisis…

La recette du bonheur

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie. Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.
Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.
Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.
Continue de t’instruire… Apprends sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé, un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !
Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même!
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et … continue d’avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés!
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l’intérieur.
Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abats les frontières personnelles que le passé t’a imposées. Mais, rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes : famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby… tout ce que tu veux…
Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé. Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.

Pablo PICASSO

Je vous embrasse et suis heureuse à l’occasion de cette rentrée de vous retrouver (Par écrit, par la voix, de visu….comme vous voudrez !)

Un bonheur, un vrai !

Lisdalia

Par écrit, par la voix, de visu….comme vous voudrez !


BILLET HIVER 2014

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Au presque cœur de l’hiver une musique…dance me to the end of love

Au presque cœur de l’hiver une lumière…

Celle de sainte Lucie*, fêtée le 13 décembre par la Suède, dans la joie populaire, un peuple qui sait mieux que d’autres ce que peut représenter la lumière dans l’hiver.

Celle du 18 décembre, où nous sommes dans la plus profonde des nuits avec ce sentiment de descendre en plein cœur de l’hiver…

Et pourtant,

Et pourtant … déjà la lumière !

Certes chétive, minuscule, frêle mais déjà !

Car c’est aussi le moment où le soleil commence à se coucher plus tard !

il faudra ensuite attendre l’Epiphanie pour qu’il commence à se lever plus tôt. entre Noel et l’épiphanie, il se passera 12 jours, chiffre ô combien symbolique !

Au moment du solstice, ce mouvement qui inverse la course, cette énergie infime qui cherche une autre course, qui stoppe la plongée. Comme si notre univers, nous disait malgré la nuit, ne pas craindre que le jour puisse ne pas venir…

Malgré l’ombre et les obstacles ne pas craindre que le souffle de la vie puisse ne pas venir…

Comme si notre nature profonde savait, sentait qu’il est bon de se relier à cette nouvelle énergie qui au cœur de l’hiver arrive et la fêter…

C’est ce que, depuis des centaines d’années, les hommes fêtent avec ce Joyeux Noel.

En plein cœur de la nuit, la lumière, l’espérance n’est-ce pas le message de Noël !

Ne pas craindre et savoir attendre, faire confiance, une attitude ardue et rude, là où nous sommes souvent enclin à l’impatience, voir la méfiance de ce qui va venir, advenir !

Alors à la veille de noël, ne pas craindre l’instant présent, le vivre pleinement, être intensément vivant au présent, et vivre cette certitude que l’ombre contient déjà la lumière.

Et puis au presque cœur de l’hiver une musique…

Celle de léonard Cohen, « did I Ever Love You »

J’y vois et y sens cette belle alternance de retour à soi et de joie d’aller vers l’autre, vers le monde.

Je vous invite à l’écouter et à la laisser vous danser et peut-être y trouverez-vous ce que j’y ai rencontré, cette impermanence toujours renouvelée : l’introversion de l’hiver, l’expansion de l’été, comme ce que nous fait vivre la traversée des saisons.

Je vous souhaite un Joyeux Noel et recevrai avec joie votre message de Noël…

*La Sainte-Lucie (Sankta Lucia en suédois mais communément appelé Lucia) est une fête ayant lieu le 13 décembre en honneur de la fête de sainte Lucie de Syracuse. Elle marque, avec l’Avent, le début de la saison de Noël.


BILLET ÉTÉ 2014

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Le printemps, cette année est un gentleman, il est au rendez-vous !

Depuis février déjà, il nous sourit, cette fois-ci, cette année-ci, dés sa première journée, il n’hésite pas, il nous ébloui…

Alors oui comme René Char, nous y invite, souverainement, décidons de fermer les yeux et savourons ces rayons

« Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut la peine d’être regardé. » 

René Char

Retirons nous un peu en nous et laissons dans un instant méditatif venir ce qui se donne…

écoutons avec nos grandes oreilles, les oiseaux, et faisons fête à ces airs printaniers…

Et puis le printemps, c’est plus que jamais le réveil des sensations, dans notre littérature, un chef d’œuvre sur ce sujet, un poème d’un poète, un poème d’Arthur…

SENSATION

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,

Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature, — heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud –

 Quelle invitation au bonheur, à l’instant présent, il n’a pas attendu que ce soit à la mode, il en a fait, sa vie…

Dans nos vies agitées, difficile parfois de s’arrêter et saisir le moment, l’instant, pourtant c’est quand même toujours possible de choisir, alors je vous y invite de temps en temps, saisir et choisir

Je finirai ce billet doux, sans prétention, mais avec beaucoup d’ambition, celle de vous toucher un peu, de vous donnez envie, en lisant ces quelques lignes de suspendre le temps, un temps qui peut devenir, un temps kairos à la différence du temps chronos, qui dévorent ses enfants la nuit, celui là, le temps kairos, réunit dans un seul moment, un instant d’éternité, encore faut-il s’y ouvrir !

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