#3 Pourquoi s’asseoir sur un coussin ?

Pour la liberté !

Peut-être vous connaissez cette citation ?

« Entre le stimulus et la réponse il y a un espace, dans cette espace se trouve notre réponse et dans notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté » Elle est de Viktor Frankl.

Nombre de nos difficultés viennent de notre réactivité, du peu d’espace entre le stimulus et la réaction. Trop souvent nous sommes « agis plus que nous n’agissons » nous vivons en pilote automatique. Les conditionnements, les modes mentaux automatiques régissent nos vies, dirigent nos choix, enferment nos envies profondes. Ce sont des dictateurs silencieux mais terriblement efficaces.

Cette modalité mentale est encore accentuée en période de stress.

Dans la méditation pleine conscience nous apprenons, grâce à la pratique, à créer et déployer l’espace entre le stimulus et la réaction, pour passer, pour être en mode « Réponse » et quitter le mode « Réaction ».

Dans cet espace, réside notre discernement, notre liberté de choix et la liberté tout court.

Je vous invite à une séance de méditation Pleine Conscience et vous donne rendez-vous : Lundi 1er juin à 18h30.

Vous pouvez suivre cette séance de méditation sur la plateforme On Line du site Pleine Conscience Ensemble.

Encore en écran me direz-vous, oui mais devant celui-ci vous pouvez garder les yeux fermés !

Durée 45mn. C’est encore Free. 

Voici le site : La Pleine conscience Ensemble.    

Voici le lien : https://pleine-conscience-ensemble.weebly.com/qui.html

Cette initiative collective a pris naissance durant le confinement et se poursuit. Sur la plateforme collective, vous trouverez d’autres instructeurs MBSR qui se sont reliés et mis ensemble pour vous proposer cette possibilité de méditer en ligne tout au long de votre semaine. 

C’est SIMPLE. Il suffit de vous connecter et de suivre une méditation à un moment où vous êtes disponible, la séance sera guidée par un des instructeurs qualifiés MBSR*. 

Une fois sur le site, cliquez sur AGENDA, puis sur l’horaire et le prénom, vous aurez le lien Zoom pour vous connecter. Arrivez à l’heure mieux un peu à l’avance.

Dans la joie de vous rencontrer.

Lisdalia.

MBSR= Mindfulness Based Stress Reduction, cycle de 8 semaines d’entrainement à la méditation.

« Je cultive l’espoir que cette pratique d’une simplicité limpide et d’une profonde délicatesse vous intéresse suffisamment pour prendre racine dans votre être où elle croîtra, fleurira et vous nourrira, d’un instant à l’autre, jour après jour. »
Jon Kabat-Zinn

#2Pourquoi s’asseoir sur un coussin ? L’immobilité battante*

Alors que le monde s’ouvre de nouveau…

Puisque le monde court bientôt… 

La méditation Pleine conscience : L’immobilité battante.*

C’est bien de cela qu’il s’agit !

L’Assise dans la méditation serait une immobilité battante ?

Oui, radicalement, oui !

Certains voient la méditation comme une pratique molle et peut-être même paresseuse. 

S’assoir et ne rien faire, quelle idée…quand il y’ a tant à faire de par le monde ! 

N’est ce pas de la paresse ou même de la faiblesse ? 

En réalité, l’immobilité demande de la détermination et du courage, celui de ne pas faire comme d’habitude, par exemple de fuir le désagréable, l’inconfortable. 

Dans l’immobilité on décide de faire face, de ne pas fuir ce qui nous gêne mais de le regarder droit dans les yeux. 

La détermination quant à elle n’est pas de l’ordre de la volonté, ni de fer, ni de faire mais sa nature est tranquille, une tranquille certitude d’être là, vraiment là. 

Être là, totalement et pleinement dans le confort et l’inconfort, nous permet de vivre toute son expérience humaine, de la laisser se manifester, sans choix égotiques. Et ça c’est du courage, le courage d’être soi.

Dans l’assise nous nous rencontrons et nous nous offrons le cadeau peut être le plus précieux d’une existence : notre présence attentive, vivante et aimante. 

Je guide une séance de méditation Pleine Conscience ce Lundi 25 mai à 18h30.

Durée 45mn. C’est encore Free. 

Voici le site : La Pleine conscience Ensemble.    

Le lien : https://pleine-conscience-ensemble.weebly.com/qui.html

Sur plateforme collective, vous trouverez d’autres instructeurs MBSR qui se sont reliés pour vous proposer cette possibilité de méditer en ligne tout au long de votre semaine. 

C’est SIMPLE. Il suffit de vous connecter et de suivre une méditation à un moment où vous êtes disponible, séance guidée par un des instructeurs qualifiés.

Une fois sur le site, cliquez sur AGENDA, puis sur l’horaire et le prénom, vous aurez le lien Zoom pour vous connecter. Arrivez à l’heure ou un peu à l’avance.

Vous pouvez partager si le cœur vous en dit !

Dans la joie de vous rencontrer.

Lisdalia.

L’immobilité battante. Livre-entretien avec Pierre Tal-Coat, peintre. 

« L’une des voies vers la liberté intérieure n’est pas à trouver dans l’affirmation de soi, comme on l’entend trop souvent, mais juste dans le fait d’être là. Juste être soi, ni plus ni moins, et être ouvert à l’autre. »
Alexandre Jollien

#1Pourquoi s’asseoir sur un coussin ?

Quand le monde s’ouvre de nouveau…
Quand le monde court bientôt…

Est-ce bien nécessaire de s’arrêter et de s’asseoir ?
« De cette petite natte où je me tiens chaque jour, je vous pense. Ce temps de solitude ou de retrait est un temps pour redécouvrir le sens de notre quête »
Frederico Isahak Dainin Jôkô Sensei.

S’arrêter aiderait-il à penser ?
Alors que notre pratique nous propose de ne pas s’attacher aux pensées, méditer permettrait-il de mieux penser ?
Oui. Définitivement oui.
Dans la pratique de l’Assise nous laissons, nous quittons la surface de notre esprit, souvent encombré et plongeons. Pas forcément très profond, quelques centimètres sous la surface peuvent suffire.

La tempête peut sévir, dessous l’eau est calme et claire.

À ne pas nous attacher aux pensées, l’horizon s’éclaircit et l’essentiel apparaît.
Donc méditer n’est pas penser ou son contraire, c’est s’asseoir et s’abandonner à l’expérience vivante du moment présent, et laisser la clarté se révéler en faisant confiance à la continuité de la conscience.
Lisdalia.

BESOIN DE RESPIRER…

« Si tu ne trouves pas le calme ici et maintenant, où le trouveras-tu ? »
Jacques Castermane.

Vous, vos collègues, vos collaborateurs, avez besoin de décompresser, de relâcher, non ?

Après quelques jours de dé-confinement vous expérimenter un retour qui n’en est pas un.

Pas de « comme avant » possible et un « maintenant » confus, sans parler de la peur que vous avez d’être contaminé ou de celle que vous sentez autour de vous.

Et pour ceux qui poursuivent chez eux le télétravail, guère plus désirable avec un multitâche qui frise la dispersion voir le burn-out.

Ça déchante et ça Stress !

Et vous le savez surement, un des principaux facteurs qui va fragiliser votre système immunitaire c’est le  Stress et avec le Corona ce n’est pas vraiment le moment.

ALORS, une proposition pour VOUS : Venez respirer.

Chaque fois que vous respirez en conscience :

Vous permettez à l’ensemble de votre organisme de ralentir, se régénérer, et par voie de conséquence se relaxer, se détendre, par l’expiration.

Inversement, lorsque vous inspirez profondément, vous agissez directement sur votre tonus.

Venez respirer, tout simplement là où vous êtes et comme vous êtes !

Retrouvons nous sur la plateforme collective : PLEINE CONSCIENCE ENSEMBLE où vous pourrez pratiquer la méditation Pleine Conscience avec d’autres au moment où vous êtes disponible.

Une initiative de soutien au moment du confinement qui se poursuit encore.

C’est simple et free. Vous serez accompagné par des instructeurs formés au MBSR et de grande qualité.

Une occasion de découvrir ou pratiquer de nouveau la Pleine conscience.

Un espace où il n’y a rien à faire.

Rien à changer, personne à être, juste vous poser, vous asseoir et vous rencontrer avec vous-même, et méditer avec d’autres, qui pour un moment, un moment seulement, vont partager cet espace-temps de méditation Pleine Conscience.

Je guide une séance et vous donne rendez-vous :

Lundi 18 mai à 18h30.
Durée 45mn. Free.

Voici le site : La Pleine conscience Ensemble et le lien :
https://pleine-conscience-ensemble.weebly.com/qui.html

Lisdalia COUDRON

RESONANCES

Tel 0320364356

contact@resonances-rh.com 

http://www.resonances-rh.com 

Page FB : Mindfulness Lille

MÉDITONS ENSEMBLE CHEZ VOUS.

« On ne peut pas arrêter les vagues, mais on peut apprendre à surfer. » Jon Kabat-Zinn

Je vous donne rendez-vous pour une méditation ensemble :
mardi 12 mai à 18h30.
Voici le site : La Pleine conscience Ensemble. Et le lien :
https://pleine-conscience-ensemble.weebly.com/qui.html

Plusieurs instructeurs MBSR se sont reliés pour vous proposer la possibilité de méditer en ligne tout au long de votre semaine.

C’est SIMPLE. Il suffit de vous connecter et de suivre à un moment où vous êtes disponible, une séance guidée par un des instructeurs qualifiés.

La Pleine Conscience Ensemble.

Beaucoup de douceur pour ce nouveau commencement, dans la vie qui continue !

MÉDITATION DE PRINTEMPS

« Nous ne voyons pas le monde comme il est
Nous voyons le monde comme nous sommes » Anaïs Nin

Demain les portes vont s’ouvrir !
Ce sera le cas pour bon nombre d’entre nous, une nouvelle étape, un passage, une transition vers une autre temporalité, un nouveau rythme.

La transition, ces moments où nous passons d’un espace-temps à un autre, sont souvent gommés, on enchaine, on zappe, on glisse finalement avec peu de conscience…
Dans la Mindfulness, nous apprenons à être attentifs à la transition, nous cherchons à mettre de la conscience dans ces moments où nous arrivons, où nous quittons un espace pour arriver dans un autre où l’on va se poser et se déposer peu à peu.

Prendre conscience de ce mouvement intérieur, c’est un peu comme prendre conscience de l’espace qu’il y a entre une inspire et une expire, une pause, un espace comme une suspension. C’est peut-être et surtout ça, qu’aura été le confinement, une pause, une suspension… avec ce qu’il peut y avoir d’agréable et aussi d’inconfortable dans un moment suspendu !

Dans cette future transition, vers le dé-confinement :
Comment allons nous aller vers le monde ?
La réponse d’un méditant pourrait être simple :
Je vais dans le monde comme « qui je suis »
Je vais dans le monde avec ce que je cultive dans ma vie.
Qu’ai-je cultivé en moi ?
Dans cette retraite forcée, ai-je pris soin de moi et peut-être, en ai-je fait, somme toute une Bonne Nouvelle…

Alors au moment de revenir dans le monde :
Comment sommes nous ?

Nous prendrons le temps dans cette MÉDITATION DE PRINTEMPS d’observer comment nous sommes, de ce qui est vivant en nous et de prendre le temps et soin de la transition.

Je vous invite à venir faire une exploration de pleine conscience avec la Communauté Éphémère de la méditation de printemps.

Ce sera une Méditation de Printemps en LIVE, avec les mêmes et aussi avec d’autres, des nouveaux qui viendront rejoindre la Communauté Éphémère.
La proposition continue de s’adresser autant à des pratiquants de la méditation Pleine Conscience (une méditation laïque) qu’à des débutants souhaitant faire l’expérience de la pratique pour la première fois, ils sont les bienvenus.

Durée 1h15.
SI vous souhaitez participer envoyer un mail à : contact@resonances-rh.com

Dans la joie de vous retrouver bientôt !

PARFOIS J’ÉCRIS…

Ce sont les textes écrits à l’occasion du confinement de mars 2020

Le CORONA et sa retraite forcée « mondiale » nous confrontent chacun à son lot de découvertes agréables et désagréables.

Le confinement exacerbe les aspérités, les manquements, les déficiences, les failles personnelles et collectives, difficile d’échapper au miroir tendu.

Dans ce reflet nous apercevons peut-être mieux nos essentiels, un recentrage sur le vital et les priorités et un élagage du superflu.

En somme dans ce confinement une certaine voie existentielle et spirituelle se dessine, sans même y prendre garde, comme à notre insu.

Cette dimension profonde de notre existence de laquelle nos vies encombrées, bruyantes, nous éloignent, nous coupent et nous séparent.

Dans ce ralentissement tout naturellement, le spirituel gagne du terrain et la méditation trouve sa place. Elle a cette vertu, grâce à sa pratique simple et concrète, de relier le corps à l’esprit, relier la matière à la conscience, laissant la place à une présence intime et infinie, à une forme d’unité ressentie.

La méditation Pleine Conscience c’est l’exploration attentive et bienveillante de ce champ d’experience vivant et vibrant.

« Une fois que nous avons appris à reconnaître la qualité omniprésente de la conscience, à nous défaire de l’esprit conditionné et contingent et à reconnaître que nous sommes cette conscience spacieuse, nos pensées et nos émotions se manifestent comme des vagues ou des nuages indissociables de la conscience. Grâce à la reconnaissance nous ne sommes plus emportés par des histoires qui font tournoyer notre esprit dans des cycles répétitifs ou le font bondir dans tous les sens comme un singe fou. »

Yongey Mingyour Rinpotche, le bonheur de la méditation

texte publié pour la méditation de printemps du 26 avril

 « Chaque grande et profonde difficulté porte en elle sa propre solution. Elle nous oblige à changer notre façon de penser afin de la trouver. » Niels Bohr.   Certes à des degrés divers et avec des résonances singulières, chacun est impacté par le Corona. Le confinement et ses effets auront touché la planète et donc tout le monde. Dans une période aussi chaotique nous vivons de nombreuses perturbations, nous sommes régulièrement emportés par des vagues émotionnelles, tantôt c’est l’effroi, tantôt la colère ou encore l’accablement ou l’apathie. Notre météo interne est à l’agitation orageuse, comme le veut la saison du moment. Alors que nous avons envie de calme, de sérénité, de stabilité, alors que nous aimerions parvenir à profiter de l’instant présent, le mental ne cesse de nous entrainer vers le passé « comment c’était mieux avant » vers l’après et le futur « comment ce sera pire », bref la vie n’est jamais comme on le voudrait ! Et qui sortira indemne de ce confinement ? Depuis quelques jours, des demandes m’arrivent, elles ont un point commun : « Je ne peux pas y retourner comme si rien ne s’était passé » « Je vois bien que ce que je fais comme travail, n’a aucune utilité réelle, aucune utilité pour l’humanité ». Cette période agit comme un aiguillon et vient nous piquer là où c’est inconfortable, nous obligeant à descendre en nous-mêmes, plongeant profond à la recherche de nos essentiels. Quel sens a ou peut prendre ma vie dans cette existence qui m’est donnée ?   « J’ai fini par découvrir que le seul moyen fiable de se libérer de la souffrance, c’est ne pas chercher à se débarrasser du problème. Alors la vague a cessé de chercher à m’emporter. Elle était là mais ne me faisait plus aucun mal. Cette compréhension primordiale est le fruit de la contemplation de l’impermanence. » Yongey Mingyour Rinpotche, le bonheur de la méditation   L’impermanence, une donnée existentielle de la vie humaine, sa contemplation est un des enjeux de la pleine conscience. Je vous invite de nouveau ce dimanche, à venir faire une exploration de pleine conscience avec la Communauté Éphémère de la méditation de printemps.
texte publié le 5 mai pour le 5éme méditation de printemps

Nos villes sont étranges, silencieuses, désertées, nous sommes encore confinés ! Alors que nous nous replions à l’intérieur et avons quitté le dehors, le printemps s’en donne à cœur joie et explose de vie. Cette vie loin d’être confinée va son chemin, pendant que nous nous retirons, la nature s’etire sans nous, un air plus sain, des oiseaux plus sereins mêmes les chiens semblent plus nombreux. Ces contrastes nous prouvent, démontrent, pour ceux qui en ont encore besoin, notre interdépendance, nous sommes liés et reliés de façon systémique les uns aux autres et avec notre environnement.   Cette reliance nous la vivrons de nouveau lors de notre prochaine Communauté Éphémère.
texte publié pour la méditation de printemps du 19 avril
Je vous espère vous et vos proches en bonne santé et que vous n’êtes pas touchés trop brutalement par cette situation inédite et même ineffable, tant les mots nous manquent pour la qualifier. Quel que soit le mot juste, cette crise impacte chacun d’entre nous en créant un certain chaos. Face à lui, nos réactions varient, prennent des formes très diverses et souvent fluctuent, parfois d’un instant à l’autre. Le repli sur soi est possible, la tension, le rejet mais le chaos crée aussi de la créativité et de nouvelles formes de solidarité, j’en vois beaucoup autour de moi. C’est ce dernier chemin que je prends et choisis avec cette proposition :    Méditer Ensemble en Live (*)
texte publié pour la méditation de printemps du 5 avril

Je suis et reste curieuse de ce qui émerge d’un temps si Inédit… 
Après la sidération des premiers jours et le basculement dans un autre monde depuis, un élan ce matin, un mouvement printanier qui m’a propulsée aux petites heures dans les rues silencieuses de Lille. 
Je vous reviens, chère communauté Mindfulness-Lille. 
Hier encore, je pensais rester silencieuse tout au long de ce confinement. Mais voilà que le voile du silence se déchire pour laisser des mots prendre forme à la surface du petit jour. 
Rien de calculé, de prémédité, juste aidée par cette phrase lue ce matin dans le catalogue d’un peintre que j’admire beaucoup, Tal-Coat* « C’est la vie, qui doit être volontaire et l’art qui doit être abandon » déclare-t’il. 
Elle a eu une résonance intime avec ce que ce moment de vie cherche, je sens à m’enseigner : laisser faire la vie et accueillir comme je peux l’inconfort de l’incertain. La vie volontaire continue de s’inventer, rien à faire, apprendre à laisser faire ! Et bien cet abandon, c’est du Boulot, mettre encore et encore de la conscience, dans des endroits bien reculés, bien dans l’ombre, bien « muchés » comme on dit dans le Nord ( désolée dans les Hauts de France) . 
Mon activité s’est brutalement arrêtée le 16 mars. Sans crier gare, à la sauvage.Il se trouve, un comble, que la semaine précédente était justement sans précédent, à savoir une explosion des possibles qui me menaient, pour un des projets, à l’autre bout de la terre… Autant vous dire que le coup d’arrêt fut brutal, violent. Une image ? J’étais sur le plongeoir, prête pour un grand et beau saut, et hop ! Là, Badaboum, en fait il n’y avait pas d’eau dans la piscine. Aïe !!! Depuis, ça chemine, ça s’organise, je médite, je marche, je danse et doucement, lentement, je me réjouis de plus en plus souvent de cette sensation, pas inconnue mais si peu fréquentée, d’avoir le temps de tout, ou pas loin de tout. Comme de mettre les mains dans la farine et de faire un pain, atelier de ce matin. D’inventer de nouvelles recettes gourmandes sans sucre. De créer un nouveau décor-balcon-concept avec seulement et seulement ce que j’ai à ma disposition. De bientôt manier les pinceaux plus souvent que jamais,De danser en connexion avec une multitude d’autres venus des quatre coins de monde…De découvrir Mes voisins, ces presque inconnus encore il y a peu, il y a ceux qui proposent des DVD de grands films, une autre des cours de Qi Gong, un autre des BD, et encore ceux qui mettent à disposition leur bibliothèque….De jouer, hier soir, seule à 20h, face à ma grande et large place lilloise, j’ai pris mon tambour et pour une amie en convalescence et pour beaucoup d’autres inconnus, j’ai joué. De laisser la vie faire son lit sans trop interventions volontaires.De goûter, cette nouvelle liberté, toute intérieure. Alors que la liberté extérieure m’est refusée ou presque, je découvre des occasions de rencontrer des espaces eux encore inexplorés et libres.La lenteur est propice à ces nouvelles découvertes.  Je suis et reste curieuse de ce qui émerge d’un temps si Inédit…

Je ne lance rien, les sollicitations ne manquent, j’imagine bien, mais si des idées, des envies, des partages, émergent en vous : PROFITEZ DE CET ESPACE VIRTUEL OUVERT, il est à Vous, il est à Nous. Un peu comme LA PLACE D’UN VILLAGE, chacun y vient, y passe ou y reste un peu, y parle ou reste en silence, chacun y vit a sa façon, à son rythme..,

Texte ecrit le 23 mars



« Pourquoi tout s’est calmé ? Je crois qu’il n’y a plus de vent. Et les maisonnettes qui souvent traversent la place comme sur des petites roues sont fixées, solidement immobilisées…silence…silence…on ne voit pas du tout le mince trait noir qui d’habitude les séparent du sol. »
Conversation avec l’homme ivre. Franz Kafka 
La place Der Ringplatz, place de la vieille ville à Prague. 
Silence, nous entendons le silence. Maintenant. 
En écoutant le silence nous entendons mieux les oiseaux certes, oiseaux qui prennent de plus en plus leurs aises, mais aussi nous-mêmes. Un silence extérieur propice au retournement vers soi. 
Une ville si silencieuse, parfois même inquiétante tant ce silence est aux petites heures matinales envahissant de présence. 


Est-ce un temps kafkaïen que nous vivons ? 
Une époque qui égare et nous éloigne de nos repères, sûrement ! …
Avec des scènes absurdes, déroutantes, burlesques aussi…
Quand comme ce matin, je vois une femme (?) dans sa voiture avec bonnet, gants et masque, un masque qui lui donnait un air de Sidonie, la petite oie du dessin animé Aglaé et Sidonie. 
Elles fleurissent les Sidonie, un peu partout, des silhouettes qu’on aimerait parfois immortaliser, tant elles ont un potentiel burlesque. Je vois encore ce jeune couple, elles de grandes échasses, une minijupe, des Rangers noirs, le tout avec le masque comme un bec. 
On aurait ri il y a seulement 10 jours mais maintenant personne ne rira. 


Scène saugrenue, un joggeur tranquillement faisant ses exercices, des grands cercles avec ses bras, au milieu du boulevard, sans crainte d’aucune sorte. Le boulevard à 8h ce matin était à lui. 


Puis ceux qui échappent, ou s’affranchissent de la règle anti-rassemblement, ce sont les hommes de la rue, de la manche, eux c’est la déambulation ensemble, à 3 sinon rien ! On les entend à l’autre bout de la place, ils parlent encore, et pas du Corona. “Monsieur et Madame tout le monde” l’ayant désertée la rue, elle leur appartient comme jamais. 


La bascule s’est faite, brusquement le monde a changé, la vie a basculé. 
Et nous est-ce que nous changeons ? 
Vous connaissez cette citation de Gandhi
« Change et le monde change »
Le monde change est-ce que nous aurons changé ? 
C’est la question sur toutes les lèvres : y aurait il un avant et un après Corona ? 
Va savoir… 


Et puis une dernière scène. Une silhouette féminine, je la vois, elle sort au petit matin, ses chaussures de marche, comme des bottes de 7 lieux la portent , elle marche, elle vole… elle revient souvent l’heure est passée, un air détendu, sourire doux. Dans son sac, des fleurs dépassent. Les fleuristes ne sont plus des commerces de première nécessité. Mais pas pour elle. Dans ce printemps d’un nouveau Prague, elle a besoin de ces fleurs pour son intérieur, comme une lumière, qui sait, son petit acte de liberté et de respiration… j’imagine !
texte écrit le 19 mars 2020